Sans titre

Le grand raid 73, première course de la saison pour marquer la fin de la préparation générale. Une course à la maison, 100 % saucisson, dans un décor de rêve avec une organisation au top et plein de potes et de connaissances sur le parcours. Que demander de plus ?

En chiffre : 71 km – 4600 m de D+ (Le site de la course)

Bon, ça faisait bien 2 mois que je me cognais toutes mes sorties longues sous la flotte et dans le froid (comme tous les autres participants j’imagine…). J’en étais à espérer un temps de chien pour la course et là, bim ! Canicule ! Il a fallu négocier sévère avec ce premier soleil de plomb de l’année !

Allez, un petit retour sur la course.

Départ à 5h00 de Cruet et devinez quoi… Ça part vite !!! Mention spéciale pour Steeve, future vainqueur de l’épreuve qui manque de peu d’établir le nouveau record mondiale du 400 m ! Il a détalé comme un lapin et plus personne ne l’a revu…

On commence la journée par monter dans les Bauges en passant par le col du Mont : rythme de croisière de 1100 m/h, autant dire qu’on n’est pas en train de cueillir les morilles… Comme d’habitude, je suis en pleine tempête cérébrale, persuadé d’aller trop vite mais n’ayant quand même pas trop envie de me faire doubler…

Pour ajouter à mon tourment, ma putain de paire de chaussette achetée 3 jours avant se fait la belle et glisse dans ma chaussure… De quoi me faire envisager un avenir très sombre…

Mais bon, bon an mal an, à force de tirer sur ma chaussette et de mettre un pied devant l’autre je finis par atterrir au premier ravito à la Thuile, où ma chérie m’attend pour me faire l’assistance en compagnie de Seb et Gué ! Je pointe au ravito en 2h19 en compagnie de Vincent Montani. Nous sommes 7 et 8 me semble-t-il.

Malin comme un renard, j’avais quand même bien pensé à mettre une paire de chaussettes de rechange dans le sac. C’est donc avec un mental et des chaussettes tous propres que je repars de la Thuile prêt à aller me fusiller les cuisses dans le mur qui mène au pic de la Sauge !

Je suis maintenant tout seul, Vincent ayant été plus rapide que moi au ravito (a priori, je suis clairement le plus lent aux arrêts au stand, du moins dans les 20 premiers…). J’aime quand même bien ça être tout seul quand je cours, ça me détend !

Bref, comme je le disais juste avant, la montée au pic de la Sauge est un vrai mur et il faut pousser fort sur les pattes arrières pour se hisser là-haut à un bon rythme. Durant la montée, je reviens sur Benjamin Galland qui subit un gros coup de bambou. Il s’accroche néanmoins en prenant ma roue et on finit par déboucher ensemble au sommet pour serrer la pince de Flo qui fait le pointage là-haut avec, entre autre, Suzanne, la bosse d’Aiguebelle durant l’Echappée belle !

On reprend 30 secondes nos esprits et on file ensemble en direction de la pointe de la Gallop’. Je fais ici un rapide petit point « paysage » : c’est ultra classe, la vue sur Belledonne et le Mont Blanc est top-qualité grâce à une luminosité parfaite. Maintenant, on ne va pas se mentir, je ne suis pas trop dans un état d’esprit contemplatif… Allez hop, on se casse direction Aillons le jeune !

Benjamin Galland est un véritable avion en descente et je ne peux pas lutter, il me dépose rapidement. Je rattrape néanmoins Vincent Montani peut avant le ravito d’Aillons où m’attend une véritable Dream Team. Merci à eux !!!

 

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On repart du ravito d’Aillons

 

Voilà, ça fait 5h15 qu’on est parti, on a 3000m de dèv et 40 bornes dans les guibolles, les 2 premiers sont intouchables, le 3éme est à 10 minutes et nous sommes les 4, 5, 6 et 7 dans un mouchoir de poche.

Ça commence à cogner sévère lorsqu’on attaque la montée au Colombier. Benjamin Galland a pris de l’avance et je repars avec Stephane Eveque. Il me colle au bask’, à une vingtaine de mètres. Et puis bon, je décide que c’est maintenant qu’il faut en mettre un coup. Je me fourre les écouteurs dans les oreilles, envoie la musique et débranche le cerveau. Rapidement, je fais le trou et je finis par rejoindre Benjamin peu avant de sortir du bois. Je le dépasse et continue mon effort. Je suis 4 éme quand je passe au col de la Cochette. L’organisation a décidé de shunter le sommet du Colombier pour cause de neige. Sans attendre, j’attaque alors pleine balle la descente avec mon frère venu m’encourager là-haut ! Je stoppe quelques secondes au col de la Fullie pour trouver un peu d’eau et Benjamin finit par me reprendre.

 

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Passage au col de la cochette (Crédit photo : planetcaravan.net)

 

Impossible de le semer aujourd’hui !

Je le laisse filer. Dans ma tête, je m’avoue vaincu et renonce à aller gagner des places. Je passe en mode conservatif ! Ne pas me faire reprendre !

La montée au Mont Pelat sous cette chaleur est un vrai calvaire d’autant que j’ai des débuts de crampes qui me titillent depuis le Pic de la Sauge… Je me soigne à coup de Sportéine et tente de boire et reboire encore ! J’arrive à limiter les dégâts et au prix d’un final interminable, je franchis la ligne d’arrivée en 09h05 rincé, boueux et déshydraté ! Notons que durant les 5 derniers kilomètres, j’ai cru être talonné à 1 minute par le 6éme, pensant même entendre ses bâtons… Il était en fait 15 minutes derrière !

 

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Prochain rendez-vous… l’UTMB, et là, ça va pas être la même histoire !

La course sur Strava : ICI

4 Comments. Leave your Comment right now:

  1. by Nico gibbon

    Bravo tonton!!! Ça fait mal aux pattes quand même de lire se genre de récit..
    Sinon sur la côte landaise, il y a un sport qui consiste à se dresser sur une planche et se laisser glisser… Je dit ça pour tes vacances après l’UTMB:) allé bon vent ;)

  2. by Tonio le jeune

    Roooh…Tu te régales mon poulet!!! Me tarde de voir l’utmb ce que ça donne. La bise!

  3. by Polo M

    Bien ouej le gros Benj ! Hallucinant, sur la photo au col de la cochette on dirait que t’as des muscles !!!
    Eh, le mec avec ses batons c’était mooooiiiiiiiiiiiii

    • hèhè… Je me suis fait la même réflexion que toi ! On dirait presque que j’ai de la cuisse !

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