Sans titre

Ça fait bien longtemps qu’il ne se passe plus grand-chose sur ce site. Ça commence un peu à sentir le renfermé !!! Etant donné que de nombreux fans en délire me réclament jour après jour une mise à jour, je vais essayer de m’y atteler. En réalité, c’est surtout M. C, un illustre chercheur en fenêtre, qui est en manque terrible de ma plume rigolarde !!!

Bon, une mise à jour, c’est bien, mais de quoi qu’on cause ?

Vélo ? Depuis le mois de novembre, nos plus grosses aventures vélocipédiques consistent à faire le trajet de chez nous à la gare avec une variante extrême durant les weekends puisque nous nous aventurons jusqu’à la biocoop pour parfois pousser jusqu’au Vieux Campeur. Un trajet qui accumule un dénivelé positif largement en dessous de la côte de popularité de M Hollande… C’est dire ! Notez quand même qu’un gros projet « vélo route »  est dans les tuyaux. Une traversée des Alpes de Thonon à Nice en 4 jours, en mode ultra light (comprendre, CB dans le slip et en avant) au mois de juillet. Une sorte de chef d’œuvre cycliste, une king line du 2 roues, que je tenterai de réaliser proprement avec notre VRP en fenêtre intelligente, Mr C. ! Et oui, depuis l’étape du tour 2012, la pédale 73 ne frappe plus très fort…

The king Line !!!

L’hiver n’est donc clairement pas la saison du vélo, en revanche, en cette période, il est un sport en vogue : La cascade de glace ! Sport complètement stupide, qui consiste à :

  • piler de la glace sans but apparent dans des cascades gelées
  • perdre ses doigts de pied
  • se prendre des stalactites sur la gueule
  • et surtout… avoir peur !

Car oui, jamais je ne me suis posé un si grand nombre de questions métaphysiques qu’en voyant, au cours d’une ascension de glaçon, ma dernière protection potable s’éloigner. Sur le rocher, je gère à peu près la situation et mon cerveau tolère un certain engagement. En revanche, sur la glace, c’est un combat permanent avec moi-même. Je suis sur le front, exposé aux tirs ennemis, et ne demande qu’une chose : La quille !!! Du coup, 2-3 cascades dans l’hiver sont bien largement suffisantes pour étancher ma soif d’aventures extrêmes.

goulotte du bloc coincé

JC in action

 Nan, soyons sérieux, s’il est un sport ultime en hiver à la montagne, c’est bien le ski de rando. Cette activité s’approche d’ailleurs fortement de la perfection. Un rendement inégalable à la montée, le plaisir de la glisse à la descente, le bonheur de pouvoir taper 5-6 cols et autant de vallées dans la journée sans avoir besoin de trop se rentrer dedans, la liberté de choisir sa trace et de ne pas suivre les sentiers comme c’est le cas en été, bref, le ski de rando, c’est le pied total. Le gros point noir de cette pratique vient indéniablement de cette fâcheuse tendance qu’ont les pentes de neige à se casser la gueule sous prétexte qu’elles dépassent les 30° d’inclinaison, qu’elles sont chargées de « plaque à vent », ou que la très célèbre « sous-couche » n’est pas stable. Honnêtement, je n’y comprends pas grand-chose en nivologie et j’ai quand même bien l’impression de ne pas être le seul ! Y a quand même des mecs qui planchent des années sur des doctorats « avalanche » et qui en arrivent à des conclusions du genre, ça ne peut pas partir en deçà de 30°, mais ça peut arriver… ou pas ! Démerde-toi avec ça ! Alors, bon, on respecte les règles de base, on lit bien le bulletin avalanche et on fait fonctionner son feeling.

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Pour chaque sport, il existe un pendant compétition. Pour le ski de rando, on appelle ça le ski alpinisme. Si le ski de rando est proche de la perfection dans la catégorie « loisir », le ski alpinisme est lui aussi proche de la première marche dans la catégorie « sport de compétition ». Les représentants du ski alpinisme constituent une communauté bien particulière, remarquable en tout premier lieu par ces combinaisons moulantes ridicules mais terriblement confortables et efficaces qu’ils arborent dès qu’ils mettent le nez dehors passé le 15 novembre. La deuxième caractéristique de celui que l’on surnomme le « collant-pipette » est cette quête absolue du « light » vers laquelle il tend. 2-3 notions de physique mettent très rapidement en évidence l’importance que peux avoir le poids de la paire de pompe lorsqu’on doit se tirer la bourre durant 2500 m de dénivelé avec des mecs qui ont une VO2 max approchant celle d’une antilope. Le collant pipette possède ces notions de physique et possède donc un matos ultra light. La condition numéro 1 pour pouvoir skier avec du matos ultra light : Etre prêt à saigner son compte en banque! Deuxiéme conditions : Ne pas avoir peur d’avoir un style de merde. En ski alpinisme, on n’est pas là pour faire le beau gosse avec sa gopro, ni pour faire de la gymnastique dans les snow parc. On est là pour faire dans l’efficacité.

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Nan mais c’est quoi ce guignol ?!!!

Chamechaude express

 Ah !!! Voilà une machine !!!

Avancer vite en montagne n’est pas orthodoxe, la doxa montagnarde veut que tu n’avances pas, que tu sois chargé comme une mule, que tu prennes la journée pour te faire tes 1500 m de dénivelé, que tu emportes un saucisson et une tome de Savoie plutôt qu’un gel « goût indéterminé ». Si tu vas vite, t’es louche ! C’est que la montagne, tu l’aimes pas, tu ne sais pas l’appréhender, tu la prends pour un stade, tu mérite d’être pendu avec tes peaux de phoque ! Hallucinant le nombre de réactions légèrement, voire carrément hostiles qu’on peut recevoir lorsqu’on dépose un CAFiste qui se traîne à 300m/h alors qu’on est aimable, qu’on s’écarte de la trace et qu’on lui jette même pas de cailloux pour nous avoir fait chuter la moyenne! Je taquine un peu mais c’est vrai que c’est quand même sacrément pénible cette tendance à vouloir ériger la montagne en un lieu sacré que l’on doit parcourir celons des règles à ne surtout pas enfreindre. Personnellement, je me régale de pouvoir être rentré à midi pour le poulet roti tout en ayant fait une grosse bambée le matin, me taper une sieste et aller grimper en fin de journée !

Alors donc, on a fait 2-3 compét’ cet hiver avec mon frère. La conclusion est sans appel : C’est dur ! Très dure ! Le constat est simple, si tu veux rentrer dans la première moitié du classement, faut tenir le 1000 m/h durant 2000 m de dénivelé… Autant vous dire que le niveau est un poil relevé !

Clairement, ils nous faut du matos plus light !!!

Un petit mot pour finir sur un coin de Vanoise qu’on a été parcourir en ce weekend Pascale ! Le secteur de la Dent Parraché au-dessus d’Aussois en Maurienne. Alors là, disons-le clairement, le refuge de la dent parrachée mérite ses 5 étoiles sur Trip Advisor ! Ce refuge est beau, tout de bois vêtu, confortable, intimiste et tenu par le Coluche de Maurienne !

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Franck le tôlier du lieu, vous offre, pour le prix d’une demi-pension, un coup de gnôle et un one man show à la fin de chaque dîner ! Vous en apprendrez beaucoup sur la géopolitique locale, les conflits inter-ethnies de la vallée, les mœurs étranges des populations de Bonneval sur Arc, le système économique Mauriennais, etc… Le refuge est beau, et autour du refuge, les montagnes ne sont pas dégueulasses non plus ! Ce lundi de pâque 2015, jour durant lequel dieu avait décidé de jouer à cache-cache avec des œufs en chocolat, restera sans doute comme une des plus belles journées de ski de cette saison. Anne et moi nous sommes retrouvé avec dans un vallon désert, sur une poudre blanche fraîchement tombé la veille et sous un ciel bleu et un soleil très jaune. Tellement jaune le soleil, et tellement blanche la neige, qu’on est revenu avec des gueules toutes rouges !

Allez, vive le light et surtout, vive la légèreté !!!

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