Ca y est, on a les 4 pieds dans l’empire du milieu !

On a donc eu sans encombre nos visas chinois à l’agence « Avia Travel Club » avec la Miss Liu ; on imaginait une binoclarde bourrue et renfrognée ; que dalle ! La nana est très sympa, elle nous a quasiment emmenés chez le coiffeur pour Benjamin (on a préféré la jouer safe en lui rafraichissant la barbe).

L’attente d’une semaine (compter 5j ouvrés) a été plus qu’agréable dans la guest house « Nomad Home » !! On y a croisé des dizaines de voyageurs, quasi exclusivement des cyclos dont beaucoup de frenchies, venant de l’Est et de l’Ouest, l’occasion d’échanger les bons plans, du matos, mais aussi et surtout de trinquer ! A tout : la fin d’un voyage, le début d’un autre ou la continuation vers l’Est (Chine), l’Ouest ou le Nord (Mongolie). Au final on sera resté scotché 11 jours sur cette planche en bois de 5×4 m2, seul endroit à l’ombre (Bishkek au mois d’Aout, c’est le cagnard) et pourvu d’électricité (on a réussi à planter la tente sur le mini-jardin, bien serrés entre nos voisins de palier J ).

Joris !

Le dimanche 4, c’est le moment de partir (il fallait bien que la colonie de vacances s’achève…) ; il faut dire au revoir à nos amis, ça nous fait tout drôle… En 30min, le taxi est chargé de la quinzaine de sacoches et de nos 3 vélos ; et oui, ce gros Boris est à nouveau de la partie ! Direction : Sary-Tash par la route déjà empruntée depuis la frontière Tadjik. Nous avons évidemment de la compagnie, un taxi ne partant jamais à moitié plein : 3 femmes et 2 gamins, entassés sur la banquette derrière le conducteur ; au total donc, oui, on est bien 9 dans une voiture prévue pour 7 et le pire, c’est que ça va durer 15h. Yoohoo !!

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Le voyage se passe bien ; on était a priori assez peu confiant envers notre chauffeur (et les autres chauffards sur la route) mais finalement il n’est même pas bourré et conduit plutôt prudemment. Pas de grosse frayeur donc. D’habitude, chaque route est une découverte et nous emmène vers l’inconnu ; cette fois on reconnait les lieux où on a siroté un thé, grignoté une brochette, planté la tente, etc. On note qu’une fleur en plastique jaune a été ajoutée à l’endroit de l’accident tragique traversé 15j plus tôt… On arrive donc à 4h du mat à Sary-Tash après une bien longue journée. La 1ère auberge chez l’habitant fera l’affaire ; on s’y vautre histoire de dormir au moins quelques heures. Trop claqué pour chevaucher nos vélos aujourd’hui, on décide de passer une 2ème vraie nuit et de partir le lendemain, en forme.

Glande donc à Sary-Tash. Wouhou ! Trop de choses à faire dans ce bled paumé et désert !! Heureusement on a quelques films à mater et des bouquins sous la main. En fin de journée, on note un 4ème vélo près des nôtres : c’est Olivier, le suisse croisé à Dushanbe !

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Lendemain donc, départ tous les 4, direction la Chine. On longe pendant 50km la chaîne du Pamir, toujours aussi grandiose !! Grosso modo, la route descend, mais on est quand même partis de 3000m environ, et on sentait grave l’altitude !! (la faute aux trop grands nombres d’apéros à la Nomad Home ??!).

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A 16h, on atteint la 1ère frontière chinoise. (oui, il y en a plusieurs, histoire de compliquer la donne ; bienvenu en Chine !). Ils nous demandent de vider nos sacoches ; contrôle de certains appareils photos et des cartes de Chine, pour vérifier qu’elles ne présentent pas de points stratégiques. L’un des flics parlant un peu anglais se fout de ma gueule en répétant tout ce que je dis ; je lui rétorque en le fusillant des yeux, « This is not funny ». Benjamin m’engueule. Oups, j’ai oublié que c’était un mec en uniforme… Mais le gars ne m’en tiendra pas rigueur, ouf. Finalement, notre flic semble plus intéressé par la personne qu’il a au bout du fil que par nos sacoches ; il n’en contrôlera que 3 ou 4. Ouf, c’est toujours des emmerdes en moins. Ensuite, on le savait déjà mais ils nous expliquent qu’on ne peut pas pédaler jusqu’à l’autre poste frontière, situé à 140km de là (le poste aurait été déplacé suite à des affrontements entre Han et Ouigours ces dernières années) ; il faut prendre un taxi. Et là, ils ajoutent qu’il faut passer la nuit dans le coin et choper ce taxi demain matin. Ils gardent nos passeports entre temps bien sûr, pas con les flics attention ! Du coup on erre comme des âmes en peine dans ce village-frontière complètement glauque à la recherche d’un bout de vert pour planter nos tentes. Finalement, on s’installera sur une mini décharge, collés à un mur pour se protéger du vent de bœufs qui souffle ; on n’a pas trouvé mieux ! Olivier nous dégote même des binouzes pour l’occaz !

Bucolique

Le lendemain, négociation avec un taxi (compter environ 20€ / pers), ce qui nous permet de récupérer nos passeports et de filer vers la « vraie » Chine (nos visas ne sont toujours pas entamés à ce jour !). 14Okm en bagnole, on pronostique  3h environ… Tu parles ! On a mis 10h, t’y crois à ça ?! Ben oui, déjà il y a la qualité de la route : 50% de route parfaitement asphaltée – 50% de piste. Ensuite, il y a les travaux (les 1er 50% ne sont pas là par hasard !) : des camions et des pelles mécaniques sont placés en plein milieu de la route pour empêcher le passage. On aura attendu plus de 2h en tout. Enfin, il y a les pauses incompressibles du pipi, du manger… Voilà, elles sont là les 10h. En tout cas, la route est superbe ; paysages minéraux grandioses. Dommage qu’on ait oublié nos cours de géol ; on aurait peut-être pu comprendre un peu la formation d’un tel spectacle.

Interdiction du faire ces 140 bornes à vélo. On prend un taxi...

Arrivée au 2ème poste frontière donc. On y sortira au moins 5 fois nos passeports et on se fera reprendre au moins 2 fois car on ne forme pas une belle ligne bien rectiligne derrière le guichet. Pfff, quelle blague. Jamais j’aurais pu faire l’armée, trop d’ordres à la con ! Après 28h de démarches administratives, nos visas sont finalement tamponnés. On ne peut pas dire que l’accès à la Chine soit easy sur sa frontière Ouest !

Le village voisin nous semble parfait pour tenter notre 1ère expérience culinaire chinoise. Après avoir pointé au hasard 4 lignes différentes sur le menu en chinois d’un petit resto, nous arrivent 4 énormes soupes avec plein de trucs bons dedans. Miam, ça change des shashliks et lagmans ! Cool ! Camping juste après le village, un peu éloigné de la route pour ne pas avoir d’emmerde avec la police (il est parait-il pas très bien vu que des touristes se baladent comme ça dans la nature ; des hôtels spécialement conçus pour eux sont donc prévus).

Le lendemain, après 90km sur une route toute neuve et pas encore ouverte aux voitures et une pause déjeuner dans un village 100% Ouigours (et donc musulmans), on atteint Kashgar.

En direction de Kashgar sur une autoroute encore fermée aux voitures

Quelques km avant cette citée mythique, nous disons au revoir à notre copain Boris qui a d’autres projets : contourner le désert du Taklamakan par le Nord (moins rude que la version Sud). C’est le cœur un peu serré qu’on le voit s’éloigner sur son petit vélo chinois… On s’était rencontré un 16 Avril, devant le consulat Azeri à Batumi. 4 mois donc, qu’on le côtoyait, par intermittence. L’asticot a-t-il au moins un peu de peine de nous quitter ? On en doute vu le personnage. Peut-être un rdv fin Octobre à Hanoi ; sinon, un jour dans son pays d’origine, la Slovénie.

Boris nous quitte. Salut l'ami !

Kashgar donc, la ville mythique, carrefour des routes de la soie : les 2 routes provenant respectivement du Nord et du Sud du Taklamakan à l’Ouest, celle venant du Sud depuis le Pakistan (karakorum Highway), et celle venant de l’Est, la Pamir Highway que nous avons foulée au Tadjikistan. Pendant des centaines d’années depuis le début de notre ère, la ville a vu des centaines de caravanes défiler, arrivant de tous les horizons, des milliers d’hommes, usés par le froid, le désert, la maladie. C’est là qu’ils faisaient halte, le temps de se refaire une santé et de troquer leurs chameaux contre des yacks et inversement selon qu’ils repartaient pour la montagne ou le désert. On se trouve avec Olivier un coin sympa pour crécher : la Pamir Youth Hostel (ouvert en 2012 donc pas encore connu – dortoir de 6, de 8, chambres de 2 ou 3, il y en a pour tous les goûts). L’auberge est bien située, pas loin de la grande Mosquée Idkha et surtout dans la vieille ville. Un bon point de départ pour rayonner dans la ville et visiter.

Arrivée à Kashgar !

La vieille ville, le cœur historique, a été sacrément amochée ; depuis 2000, le gouvernement s’attache à remplacer, pâté par pâté, les charmantes petites ruelles commerçantes par des quartiers « chinois » type grande tour dégeulasse et centres commerciaux démesurés. En 12 ans, il a rasé 85% de la vieille ville… Kashgar est donc une ville contrastée. Il suffit de traverser une rue pour passer d’un monde 100% Ouigour avec vendeurs de rues, moutons dépecés-suspendus et jolies portes en bois ouvragées, à un monde 100% Han avec des opticiens derniers cris et des magasins de frips climatisés. Saisissant ! Et douloureux à la fois quand on imagine le changement forçé que c’est pour le peuple Ouigour… Les Ouigours sont tous très souriants à notre encontre et semblent ouverts. Les hommes et les femmes peuvent s’asseoir côte à côte dans le bus sans qu’aucun malaise ne se crée ; un petit vieux me poussait même du coude avant de me parler (ce à quoi je ne pipais pas un mot évidemment !).

La classe quoi !

Les 2 premiers soirs on dinera sur le bazar Ouigour face à la Mosquée ; on trouve de tout, un peu à l’image de la place Djema Efna au Maroc mais en plus trash : nouilles jaunes ou blanches, épaisses ou fines, plus ou moins gluantes, tripes, poisson frit, bouts non identifiés type vessie, mouton bouilli, brochettes de champignons-tofu-etc… Chaque stand est un vrai spectacle ; les pâtes sont faites en direct, les assiettes sont remplies à la main d’un geste vigoureux… On essayera presque tout et oh miracle, on ne sera même pas malade ! On a aussi testé des restos plus chinois, donc Han. Délicieux et tellement variés ! Par contre, certains plats sont TRES pimentés, limite immangeables… La bouche en feu, totalement couvert de sueur, on continue le combat jusqu’à terminer nos assiettes.  Du beau !

Tous les dimanches a lieu le marché aux bestiaux, on a donc été faire un petit tour évidemment ! Bon les enfants seraient surement déçus car on n’est pas au zoo ici ; les seules bêtes présentes sont celles qui servent tous les jours soit : quelques yacks et chèvres, pas mal de vaches et surtout, PLEIN de moutonsssss. Petits, grands, mâles ou femelles, poils fraîchement rasé ou plutôt à la roots en mode dreadlocks… il y en a pour tous les goûts ! On s’est surtout régalé à immortaliser les transactions, les « tatages » de bêtes, la vie dans les gargotes alentours. On a ensuite été faire un tour sur le marché plus traditionnel (vêtements, chapeaux, fruits et légumes, viandes, pains, resto de rues…), ça bouge comme il faut !

Bisous !

Transaction

Lundi 12, on dit au revoir à notre copain suisse Olivier. Lui, va au pied du Mustag Ata (la chance !!) puis à Pékin ; ensuite, retour au bercail dans moins d’un mois. Nous, on s’apprête à enquiller 42h de train et 2 changements ! Les vélos eux, sont partis de leur côté la veille. Petite aparté sur l’achat des billets qui aurait pu être totalement dantesque : on a fait la rencontre d’une chinoise à la guest house qui nous a acheté tous nos billets en ligne en avançant l’argent (vraiment cool). Il faut vraiment être chinois pour pouvoir faire ce genre de chose ! 1- Le site est exclusivement en chinois. 2- Le site ne propose pas de connexion ; à chacun de se démerder pour savoir où descendre pour choper un autre train qui va où tu veux, sans attendre 12h entre non plus… Hé ben on se dit que le site de notre chère SNCF est plus que tip top !

13h le 12/08 – La gare de Kashgar est bondée (ha j’oubliais, 2-3 chars se baladent devant quand on y arrive ! Normal !). Contrôle des bagages aux rayons… ils me chourent mon couteau les cons ! Heureusement qu’ils n’ont pas vu le leatherman, sinon, on aurait tapé un vrai scandale ! Les fliquettes gueulent sur tout le monde, mais nous on ne comprend rien. Ambiance un peu électrique. On monte dans le train chacun de notre côté. Benjamin n’a eu qu’une place assise ; il est serré avec une armée de jeunes gaillards faisant a priori leur service militaire ; moi, la duchesse, j’ai un lit-couchette tranquille dans une cabine de 4 (femmes et enfants autour, relax). Prévisible (je devrais dire « comme prévu », si j’étais honnête !), Benjamin est venu squatter mon lit. Ces premières 11h passent nickel. On arrive le soir à 23h dans une gare de village ; ambiance vraiment bon enfant pour l’heure, des petites échoppes proposent des soupes et autres et filent même de l’eau chaude.

03h le 13/08 – On monte dans notre second train et pour cette fois 28h de traversée. On découvre notre nouvelle chambre : 2 petits lits perchés au 3 ème étage, avec le plafond collé au-dessus de la tête ; impossible de s’y asseoir ; faut pas être claustro ! Sans omettre les agréments : ventilo dans la gueule et une bouche de haut-parleur sur mon oreille, super ! Finalement on passera bien 26h en position allongée (pas vraiment le choix), à dormir et bouquiner (heureusement j’avais shooré un bon polar à la guest houst !!). Ça passe assez bien au final. Les chinois se sentent ici chez eux ; ils parlent fort, chacun écoute sa musique comme il l’entend ; les odeurs d’œufs au soja et de soupes instantanée se mélangent, on entend çà et là quelques gros glaviots se préparer… bref, ça doit juste être une question d’habitude ! Leurs trains sont vraiment pas mal en revanche : les draps sont propres et les lits très corrects, de l’eau chaude est à dispo pour se faire des thés et surtout des soupes chinoises, il y a de vrais lavabos et le personnel vend à bord des fruits, des soupes et autres choses prêtes à manger. Seul bémol : les fliquettes encore une fois (enfin le personnel de bord, habillé comme des flics) qui se croient peut-être en entrainement devant leur supérieur. Elles sont particulièrement zélées, crient sur tout le monde, t’arrachent ton ticket des mains quand tu montes, te réveillent en stress 1h avant ton arrivée… (bon au moins tu rates pas la station !). Ce qui nous a un peu choqué également, c’est la façon dont tout est orchestré de manière directive, sans que personne ne puisse dire ni faire quoi que ce soit. Les ventilos fonctionnent la nuit et pas le jour (bizarre étant donné qu’il fait plus chaud dans la journée, mais bon…), le matin, ils t’assomment de musique ou dialogues (chaîne d’infos ?) à fond les ballons histoire que tout le monde se lève, etc. Les latins que nous sommes n’ont pas bien la place de laisser libre court à leur fantaisie ! Arrivée donc à 7h.

09h le 14/08 : c’est ti-part pour notre dernier train, seulement 3h celui-là. Une bagatelle ! C’est l’occasion que je saisis pour écrire cet article, Benjamin étant actuellement en train de dévorer le polar que j’ai terminé !

Ca y est, on est à Dunhuang, en plein cœur de la Chine (à l’auberge de jeunesse, dortoirs séparés). La ville semble touristique mais sympa, plein de chouette boutiques et de resto à visiter ! D’ailleurs, nos estomacs crient famine donc on vous laisse !

Photos en ligne. Celles du train arrivent plus tard, là, on a la flemme.

17 Comments. Leave your Comment right now:

  1. by Mamoune

    Encore un récit dévoré… On reconnait bien les styles et c’est toujours passionnant et drôle !
    Non, tu n’as pas changé: Tu ne supportes toujours pas les ordres « cons » et tu gardes le ton libre et insolent !
    Mais Benjamin doit te retenir… Ta « spontanéité rebelle » peut te faire coffrer !

  2. by Chloé

    Salut, j’avais déjà mis un commentaire il y a quelques mois. Je ne rate aucun de vos récit, j’adore !!! Vous me faites toujours rêver ! En plus les photos sont top !
    Bon courage pour la suite !!!!!

    • by A&B

      Salut Chloé ! Tu es la super Chloé de GRS ou bien une autre Chloé (j’en connais d’autres, tout aussi bien d’ailleurs :-) ) ? En attendant d’élucider ce mystère, merci pour tes commentaires et encouragements qui nous font toujours plaisir !

  3. by MathLaMenace

    Tu vends vraiment du rêve (et aggrave ma déprime de retour de vacances)!
    Et tu commences a sacrement maitriser LA FORCE, Luc a l’air ridicule avec son petit X-wing.

    Bisous, amusez vous bien et essayez de faire un peu de velo quand meme :)

  4. by isabelle G

    Ho mais c’est Paul et son tee-shirt de foot croate! Moi je suis votre blog avec passion (et celui de Paul parce que j’ai fait la Turquie, la Géorgie et l’Azerbaidjan avec lui) et c’est bien rigolo de vous retrouver sur les blogs des uns et des autres!!
    Isabelle

    • by A&B

      Merci Isabelle ! Et oui, tout ce petit monde finit par se croiser un jour ou l’autre, et les chances sont d’autant plus grandes en Asie centrale ! Bonne continuation à toi

  5. by patrick

    Hello les amis,
    Juste un petit coucou pour vous souhaiter une bonne aventure en Chine.
    On pense bien à vous.
    Bises

    • by A&B

      Merci Patrick ! Cool ce petit mot ! Le volant me manque ; j’ai pris une décision grave : au retour, je m’y remets ! Bise de nous 2

  6. by Marlène

    Ben dis donc, je vous avais un peu oublié et puis je viens de faire une mise à jour…
    Beaucoup de talent (autant à vélo qu’en rédaction!)…. merci, ça fait voyager!
    Profitez… et bon courage !! ! !

    • by A&B

      Heu…je ne reconnais pas ton nom de famille mais je suppose que tu es la Marlène de GRS, femme mariée maintenant, félicitations ! Merci pour tes commentaires et encouragements. Bise

  7. by lionel

    Salut le fond du peloton,

    Comment ça vous avez lâché l’asticot ? Vous lui avait filé 2/3 sachets de thé histoire qu’il tienne toute sa trav du désert ??
    Bon je vois que la descente sur Sary Tash s’est bien passée et que vous avez repris des couleurs en mangeant autre chose que du gras de mouton.
    Je continue vous suivre.

    Lio

    • by A&B

      D’abord, le fond du peloton, tu sais ce qu’il te dit ?!
      Merde, on a oublié de filé de quoi grailler à l’asticot !! A l’heure qu’il est, il doit être au milieu de nulle part, dans le désert, avec sa vielle tête de Boris ! On a vu des centaines de km de ce désert par la fenêtre du train, et on était bien content d’y échapper !
      Le mouton nous poursuit toujours, avec les Ouigours et les Tibétains, mais ça va, il semble qu’il soit plus clément avec nos intestins celui-ci !
      Tu as retrouvé ta chère et tendre à Istanbul ? Elle a kiffé le vélo-sacoches ou pas ? T’es où maintenant ?
      Allez bises le grand Lionel !

  8. Super récit comme d’hab, vraiment du plaisir à vous lire. Profitez de votre voyage à fond!!!
    David et marie

    • by A&B

      Merci les copains de sacoches !

  9. Désormais depuis le Nouveau-Brunswick au Canada et non plus depuis la France, je continue à vous lire, encore et encore … Excellent, on adore ! Vous auriez pas envie de vous envoyer un autre continent, dans la foulée ? ;)

    • by Anne & Benjamin

      Salut Christian, merci de ton suivi assidu, même à l’autre bout de la terre (si tant est qu’il y ait un milieu de des « bouts » !). On n’en a pas fini avec l’Asie, encore des bornes et du dev à abbattre ! On verra pour la suite :-)

  10. by Maxime

    Salut les amis!
    J’adore votre récit et revoir le Nomad’s Home en photos. Et qu’est-ce que je me suis marré en lisant la séparation d’avec Boris! Longue vie à l’asticot ;)
    Bah dis-donc, c’est toi Anne, qui écrit comme une charetière? Très bien écrit, mais au champ lexical, je voyais plutôt Benjamin!
    Bisoux d’Ousbékistan (dur dur après le Pamir…)

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