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Après l’Echappée Belle, c’était clair, le prochain gros ultra serait l’UTMB ! Début octobre 2015, c’était donc partie pour une préparation bien copieuse de 11 mois !

L’objectif en arrivant sur la ligne de départ à Chamonix est ambitieux. J’envisage de faire le tour de la grosse bosse en moins de 24 heures, voire éventuellement d’aller décrocher un top 10 ! Je sais qu’une des clés de ce parcours réside dans les portions roulantes, dans la grande descente jusqu’au pied de Champex, mais également dans son départ ultra rapide et qui plus est à 18h… Bref, pas mal de paramètres qu’il va falloir négocier au mieux pour espérer bien figurer.

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J’appréhende les départs et encore plus celui-ci, je sais que ça va partir vite et que le plus dur consistera à rester centrer sur soi-même et non pas sur la course des autres.

17H30, j’ai le privilège de pouvoir venir tranquillement me placer à l’avant sur la ligne de départ avec les autres élites. La tension est clairement palpable et tout le monde attend bien patiemment, assis par terre, que le départ soit donné.

17h57, ça y est, on nous envoie la musique signe du départ imminent… Putain, j’y suis, c’est maintenant. Je me rappelle avoir entendu parler pour la première fois de cette course en 2006, durant mes études. Un Italien de 58 ans, Marco Olmo, avait alors remporté l’épreuve. 10 ans plus tard, je suis bel et bien là, sur-affuté pour me battre pendant 24 heures autour du massif du Mont Blanc !

18h00, le troupeau de 2500 coureurs est lâché ! C’est parti pour 170 bornes et 10000 m de dénivelé ! Je tente de contrôler mon allure malgré l’ambiance « tour de France » qui règne dans les rues de Cham. Sur le chemin en balcon vers les Houches, je reviens sur un mec qui n’est autre que David Laney, 3éme de l’édition 2015. L’année dernière, il était parti extrêmement prudemment et avait fait un retour de folie. Je lui pose la question :

  • Same plan than last year ?

  • Yes ! The same !

Je décide de rester derrière lui !

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Dans les rues de Cham’

Dans la montée au Delevert, nous revenons sur Caroline Chaverot (future vainqueur de l’épreuve chez les femmes). Je l’ai déjà croisé en course et je suis à chaque fois sur les fesses quand je l’entend souffler si fort au km 20 alors qu’il en reste 150… Je passe le Deleveret en 48 éme position en 1h23 en compagnie de Laney. Trois jours après la course et après analyse, je pense que ce départ était un poil trop rapide… Le début de la descente sur Saint Gervais n’est vraiment pas à mon avantage ! La pente, extrêmement raide, m’interdit d’être complètement relâché et c’est donc avec difficulté que je tente de préserver au maximum mes quadriceps. J’avais entendu parler de l’ambiance qui règne à St Gervais pour l’UTMB mais il faut vraiment le vivre pour comprendre. Une foule hallucinante nous acclame et nous pousse à courir à des allures complètement déraisonnables à ce stade de la course. Je pointe au ravito à la 57 éme place en 2h03 en compagnie de Ryan Sandes.

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A St Gervais…

Maintenant, place à un long faut plat montant d’une quinzaine de kilomètres jusqu’à Notre Dame de la Gorge ! Cette portion se déroule bien, je commence à me calmer, je suis souple sur les appuis, solide dans la tête, je me sens costaud dans les relances, tout est sous contrôle ! Peu avant les Contamines, la nuit nous rattrape, et m’oblige à sortir la frontale ! Je pointe au ravito en 3h10 en compagnie de Marco Zanchi qui finira 11 éme, je suis 44 éme et 31 km ont été courus. Allez, encore une petite demie-heure à courir avant d’arriver à Notre Dame de la Gorge et d’attaquer enfin quelques chose qui ressemble à de la montagne. Je rattrape Caroline Chaverot peu avant l’attaque du sentier marquant le début de l’ascension du col du Bonhomme.

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Aux contamines

La première partie de l’ascension se passe sans encombre, je suis calé derrière Chaverot, concentré et heureux d’avoir terminé ces 30 premiers kilomètres que je redoutais. Malheureusement, peu après le ravito de la Balme, ça se gâte un peu. De mauvaises sensations apparaissent et je sens que je suis en léger sur-régime. Chaverot impose un gros rythme et je fais l’erreur de vouloir la suivre. Une connerie sans intérêt étant donné le chemin qui reste à parcourir. En plus d’aller vite, Caroline véhicule une telle tension lorsqu’elle monte que ça finit par me générer un stress néfaste. Je la laisse filer et termine l’ascension tant bien que mal. Au col, je reprend un peu mes esprits, mange une barre et attaque tranquillement la traversée vers la croix du bonhomme. Je me refais un peu la cerise sur cette portion en y allant vraiment tranquillement et en tentant de m’amuser un peu sur ce terrain technique. Je passe à la croix du Bonhomme en 5h24 à la 42 éme place. Place à la descente sur les Chapieux. Ma stratégie est claire. Je n’envoie dans aucune descente avant le grand col Ferret ! Sur ce point, je m’en tiens au programme et effectue la descente sans forcer le rythme. 42 éme en 5h58 aux Chapieux. Ambiance très cool ici en plein montagne. Si vous ne connaissez pas ce coin, je vous le recommande. J’ai ici l’agréable surprise de me faire applaudir par Anton Krupicka himself ! Putain, je serai pas venu pour rien ! Je recharge les flasques, bois une soupe, avale un quartier d’orange et file.

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Montée au col du bonhomme (crédit : peignée vertical)

La section suivante est critique mais elle est intégrée depuis longtemps dans ma préparation mentale. 5 km de route en côte durant lesquels il va falloir se forcer à courir et ne pas s’endormir. Rapidement, je sens que les sensations sont bonnes et j’arrive à imprimer un bon rythme tout en restant léger. Bertrand Collomb-Patton est derrière moi. Je finis par rattraper 3 concurrents avant d’attaquer la monter au col de la Seigne ! Ce col n’est pas très compliqué, il monte régulièrement sur un large sentier avec une pente agréable. L’écrémage a commencé. Devant moi, plus aucune frontale en vue et au grès des lacets, je ne vois plus rien non plus derrière… Ouf, enfin peinard !!! Il m’aura fallu attendre pas loin de 60 bornes pour me retrouver seul ! Sur la fin de l’ascension, je me fais littéralement déposer par un mec qui me semble bien être Ludovic Pommeret… Mais qu’est ce qu’il fout là ??? J’arrive au col en 7h40 à la 38 éme place. Il y a un peu d’air et j’ai eu un peu mal au bide dans la descente sur les Chapieux, je décide de ne pas jouer au con et sort le coupe vent ! Nous voilà maintenant en Italie ! Forza !!! Depuis l’année dernière, la course ne descend plus directement sur le lac Combal mais fait un détour vers le col des pyramides calcaires. En avant, donc ! Je grimpe le col avec, 10 mètres devant moi, Bertrand Collomb-Pattont. Nous attaquons la descente ensemble en discutant. Cette portion est très agréable et durant la descente nous dépassons Thomas Lorblanchet qui semble out… Ravito rapide au lac Combal et Bertrand et moi attaquons la dernière ascension avant la descente sur Courmayeur. Rapidement, je distance mon compagnon de nuit qui subit un coup de moins bien. Au sommet de l’arête du mont Favre, je suis 33 ème. Allez, maintenant, 1200 m à descendre avant de retrouver mon frère et Jean (mon beauf) au ravito ! Je reste 6 minutes à Courmayeur, le temps de manger un bout (pas assez je pense), de changer de chaussettes, de crémer les pieds et de recharger les flasques.

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Mon frère fait bien son boulot ! (Courmayeur)

La suite est un gros morceaux. On commence par monter au refuge de Bertone, puis une longue section roulante jusqu’à Arnuva avant de venir buter contre le grand col Ferret ! Commençons par Bertone… Je trouve cette montée bien teigneuse, le sentier est raide et le début de course commence à se faire sentir. Je suis 27 éme à Bertone – 11h34 de course ! Je sens que je viens de vider une cartouche dans cette montée. Et pour la première fois, j’appréhende un peu la suite. Avec le recul, c’est ici que je commence à basculer mentalement dans une spirale négative. Nous nous retrouvons à 2 pour avaler les 8 km roulants jusqu’au refuge Bonnati. Je suis avec Guillaume Porche qui terminera 18 éme. Je mène le rythme mais je ne suis pas à l’aise, je pioche ! A Bonnati, je stoppe plus longtemps que Guillaume et repars seul vers Arnuva. Dans ma tête, rien ne va plus. J’appréhende la montée au grand col Ferret et me dis qu’en l’état actuel de mes forces, j’en serai incapable. J’arrive finalement à Arnuva en piteux état. Je m’installe à une table et bois, l’air déprimé, une soupe qui a du mal à passer. Des coureurs arrivent et filent rapidement… De quoi m’enfoncer la tête sous l’eau. Je repars quand même, je n’ai pas vraiment le choix, je ne vais pas acheter du terrain ici ! Ça y est l’envie d’abandonner me gagne dans les premières pentes du grand col ferret. Je suis cloué sur place ! Bertrand Collomb-Pattond que j’avais laissé dans la monté à l’arrête du mont Favre me rejoint :

  • « Ca va ?

  • Non, je viens de me prendre un mur en pleine gueule. »

Il file…

Je finis par appeler Anne pour lui indiquer mon intention d’abandonner et que je vais mettre longtemps avant d’arriver à la Fouly, seul endroit où je peux rendre mon dossard. Il me faudra 1h30 pour me traîner au sommet du col Ferret. J’ai eu le sentiment de me faire doubler par la moitié des concurrents de la course (en réalité, seul 13 concurrents m’ont repris à ce moment là et je pointe 40 éme au sommet). Au col, c’est clair dans ma tête : je suis épuisé, je ne peux pas continuer, je gagne tant bien que mal la Fouly et je rends le dossards. J’ai mon frère au téléphone qui tente de me raisonner :

  • « Tu rejoins la Fouly tranquillement en trottinant, tu te mets de la musique dans les oreilles et après on voit. »

De toute façon, je n’ai pas le choix…Du col jusqu’à la Fouly, il y a 10 km de descente. Je vais mettre 1h36 pour enfin arriver en 46 éme position. Je vais à ce moment là goûter à un terme que j’ai découvert il y a peu : la résilience !

La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération !

En quelques phrase, mon frère me retourne le cerveau et me retransforme en machine de guerre ! Je ne m’arrête finalement que quelques instants (4 minutes exactement) à la Fouly, le temps de recharger mes flasques et je file vers Champex. Putain, j’ai retrouvé mes jambes ! Je vais finir cette course, et je vais allez bouffer le plus de mec possible devant moi ! Je suis 46 éme, ça fait 16h38 que je suis parti de Chamonix, il me reste 60 bornes et 3300 m de dénivelé !

Dés la sortie du ravito je reprends 2 mecs qui m’avaient doublé peu avant la Fouly. Je n’avais plus doublé personne depuis la sortie de Courmayeur… J’avais bien aimé cette section jusqu’au pied de Champex durant ma reconnaissance. Elle est très roulante sans être trop cassante. Je branche les écouteurs et commence à prendre mon pied sous le cagnard naissant ! Quel bonheur de retrouver la sensation d’avancer ! Je finis par arriver au pied de la bosse nous menant à Champex. La montée est éprouvante mais j’ai retrouvé la hargne et je grimpe sans mollir en relançant dès que possible. Je pointe 38 éme au ravito. Ici, l’assistance est autorisée et mon frère me requinque une nouvelle fois. Changement de caleçon, de short, de chaussettes, de débardeur. Sandwich, soupe, compote, eau. Je m’occupe de me sustenter pendant que mon frère refait mon sac. Je reste 22 minutes à Champex, ce qui est extrêmement long, beaucoup trop long à ce niveau de la course, mais j’avais besoin de ça ! Maintenant c’est simple, il reste 3 ascensions avant l’arrivée, plus question de flancher !

 

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Montée vers Champex

La montée de Bovine se passe bien et j’arrive en 33 éme position à la Giète. Malheureusement, j’ai beaucoup de mal à descendre et n’arrive pas à me relâcher. Bordel de merde, je me fais reprendre par 2 coureurs avant d’arriver au ravito de Trient. Je stop 7 minutes, ce qui n’est pas trop mal… Catogne maintenant ! Cette montée est raide, elle me fait mal. Mais heureusement, elle fait mal à tout le monde et je pointe 29 éme au sommet ! Bon, tout le monde en chie, il n’y a pas de raison que je descende plus mal que ces types ! Miracle du cerveau humain, je retrouve des sensations en descente et débouche sur Vallorcine à grandes enjambées, bien décidé à me battre jusqu’à l’arrivée ! Nous sommes 5 coureurs ensemble. Je peux potentiellement viser une 28 éme place à l’arrivée. Ravito express, 3 minutes ! C’est partie pour le faux plat montant jusqu’au col des Montets ! J’ai une envie d’en découdre comme jamais et je dépose littéralement tout le monde ! Me voilà 28 éme au col avant d’attaquer la montée à la tête au vent.

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J’arrive sur Vallorcine

 

 

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Col des Montets

Cette dernière montée est dure… La plus dure sans doute de toute la course : elle est raide, il faut mettre les mains, pousser fort sur les cuisses, bref, il faut se faire mal. Je ne suis pas super efficace dans la traversée qui suit jusqu’à la Flégère, je n’ai plus la dextérité d’un mec qui démarre un footing… Je joue la prudence pour ne pas me briser une jambe. Et bon, comme toujours, bon an mal an, j’arrive au dernier ravito où je suis accueilli par une clic très sympa qui commence à me tailler le bout de gras.

  • Je ne voudrais pas être impoli mais je vais y aller, y a 3 gars là bas derrière qui me colle aux basks, et je ne veux pas les revoir avant Chamonix !

Je file ! Pendant ce temps, le temps justement est parti un peu en vrille et l’orage gronde au loin… Je commence même à sentir quelques grosses gouttes… Et merde, tu vas voir que je vais finir sous la pluie… Et bien oui, ce sera ma punition pour avoir molli entre Arnuva et la Fouly, un putain d’orage se casse la gueule sur Chamonix et il finit par pleuvoir des hallebardes… Dans ma tête je trouve finalement la situation assez cocasse… Je pensais arriver devant une foule en délire et il n’y aura finalement personne à cause de cette foutue flotte ! Ma foi, tant pis ! Effectivement, pas grand monde dans les rues lorsque je déboule dans Chamonix, même si on m’applaudit quand même vivement depuis les terrasses des restos et autres lieux abrités… Et puis voilà, la ligne d’arrivée est là, c’est finit, encore une fois ! Une année de travail et l’aboutissement est là. C’est bizarre je ne suis jamais complètement ravi, émerveillé ou quoique ce soit quand je franchis la ligne. Je suis heureux certes, notamment parce qu’après 170 bornes, on commence à être un peu fatigué, mais je suis souvent mitigé et encore plus cette fois-ci. En passant la ligne, on met un terme à une année de préparation physique et mentale, à une année durant laquelle on pense à cette ligne dès qu’on enfile les baskets…

Je tombe dans les bras de Anne qui est trempée, et ce qui coule de ses yeux ne vient pas de la pluie…

Je profite de ce récit pour remercier toutes les personnes qui m’ont accompagné sur cette course et durant ma préparation. En tout premier lieu ma chérie Anne, mon coach Gildas et un remerciement tout particulier à mon frère Thomas pour avoir été là tout au long de la course. Je n’aurai pas fini sans toi, et je serais bien déprimé aujourd’hui si tel avait été le cas ! Merci aussi à toute la famille et à tous les copains qui m’ont abreuvé de texto durant la course et qui sont même venus me voir sur le bord des chemins !

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Bilan !

 

 

Capture

Je finis 28éme, 7éme français en 26h24.

Si je fais le bilan de cette course, j’aurai tendance à la trouver bien plus compliquée à réaliser de manière optimale que l’échappée belle.

Le départ à 18h00 est clairement un aspect délicat. Le coup de bambou qui m’est arrivé au lever du jour semble assez courant et je m’en veux de l’avoir subit de la sorte.

La variété du profil est également délicate à appréhender avec une alternance de sections très roulantes, de grosses montées, de descentes interminables, de faux plats…

J’ai surtout pris conscience lors de cette course de la part considérable que prend le mental, notamment dans le dernier tiers de la course et je pense notamment à l’avant de la course. Pour performer sur cette épreuve, avec une telle densité de coureurs, j’aurai tendance à dire qu’il faut tenir la route physiquement jusqu’à la Fouly et être une machine dans sa tête pour la suite ! Clairement, les mecs aux avants postes savent se faire plus mal que moi, pousser plus fort dans les montées, encaisser plus dans les descentes… Un mec comme Pommeret pissait du sang à Courmayeur… Il a gagné ! Il suffit de regarder les vidéos de Zach Miller pour voir à quel point il se rentre dedans ! Une nana comme Caroline Chaverot à une VMA d’environ 17 km/h. Je suis à 20 km/h de VMA et elle est arrivée plus d’une heure avant moi. Pourquoi ? Parce que c’est une guerrière incroyable. Elle est à bloc du début à la fin et pour ça, il faut des nerfs !

Je pense être arrivé vraiment bien affûté physiquement sur la course. Je l’ai bien vu notamment dans les relances et dans les faux plats. Je dois encore pouvoir progresser en montée en gagnant un peu en puissance. En revanche, j’étais trop frais mentalement, pas assez prêt dans ma tête à prendre cher ! Finalement, je considère cette course comme un semi-échec, et donc une semi-victoire. Un semi-échec car j’aurais pu (du) faire mieux et une semi-victoire car j’ai terminé la course !

Mon sentiment est donc logiquement mitigé et il est très probable que je serais sur la ligne de départ l’année prochaine pour une histoire différente !

En attendant, break !

19 Comments. Leave your Comment right now:

  1. by Botton

    Bravo Benjamin

    Réfléchis bien, l’Echappée Belle t’attends pour que tu ailles récupérer ton sésame. J’imagine qu’il est difficile de comparer les deux courses tant elles sont différentes sur de nombreux points.
    Encore merci pour les encouragements en Vanoise.
    J’ai bien essayé de suivre tes conseils de l’an dernier sur la gestion mais Belledonne ne m’a pas laissé gérer à ma guise. L’expérience fut bonne et il y a tant de leviers sur lequel on peut jouer pour progresser en ultra que cela motive de se projeter vers la suite.
    Bonne continuation.
    Et à la prochaine, peut être sur les sentiers?

    Joris

  2. by Franck

    Tu as assuré Benji. Ok, peut être que tu espérais mieux, mais tu as tenu et bien fini cette course. Je pense qu’elle te sera riche d’enseignement et bien profitable pour la suite… C’est ça qui ta te permettre de développer le mental qui te permettra de nouvelles victoires…

    Et puis, petite pensée pour les autres, les mois, les gens du pelotons qui passent deux nuits sur les chemins (qui finissent par voir des tracteurs accrochés aux branches des arbres), qui se sont pris la grosse canicule en pleine montée du grand col Ferret (14h, c’était l’heure idéale pour la faire ;) ) et 3h de flotte non stop sur la Bovine (j’avais l’impression de faire la montée et la descente sous l’eau)…

    Mais malgré tout j’ai trouvé la course plus facile que l’EB (et j’ai été beaucoup plus rapide: 37h42 Vs 44h). En tout cas, c’était cool cette petite balade :)

  3. by hubert

    YEAHHHH ! bon m…. on a perdu notre bénévole de moretan 2017…!!!. En tout cas jolie course, y a tous les ingrédients d’une belle course, c’est bien normal que l’apprentissage du haut niveau prenne un peu de temps. Tu as toutes les cartes en main, faut aller experimenter des trucs ailleurs pour que tu reviennes plus fort sur le toit de l’europe… j’ai bcp pensé à toi, rêvé faire une belle course à l’EB, tellement rêvé faire un coup de poker que je crois que je revais encore pendant l’épreuve…jamais de jus, la machine que j’ai construite en 11 mois ne s’est jamais mise en route…un jour peut etre… a bientot pour la binouze d’après course. repos guerrier. pS : cherche ultra de repli pour fin d’année…si tu es motivé…

  4. by Filip

    Très sympa à lire! Merci pour le récit !
    Avec le live Trail, j’étais loin de m’imaginer ces hauts et ces bas.
    Chapeau en tous cas pour cette énorme perf.
    J’étais aussi content d’apprendre que tu l’envisages de nouveau pour 2017!

  5. by Anne-Laure

    Putain Benji, la RESILIENCE !!!! c’est le chapitre final de ma thèse (tu vois, t’aurais dû la lire !!) et la problématique de ma dernière conf’!! Bon, OK, les organismes dont il s’agit là sont des langues, mais le principe est le même : renaître de ses cendres quoi !!!
    Bravo en tout cas, on a eu un peu peur en voyant le petit ralentissement aux pointages mais on a envoyé toutes les pensées positives possibles depuis loiiiin et tu as tenu bon !!! Chapeau et chapeau à la Team assistance/remontage de moral/bisou à l’arrivée !! ;)
    bizz

  6. by JC

    Pfff, énorme,
    avec du recul tu apprécieras pleinement ta performance.
    Bravo Benj
    JC

  7. by la pédale

    La résilience … et la relativité !

    Je me demande ce qu’un mec – dont la seule activité sportive est de se taper un match de foot avec une bière – se dirait en lisant ce CR au demeurant excellent. Je pense pas qu’l comprendrait qu’un coureur qui termine 170 km en one shot puisse se dire qu’il à manquer de fighting spirit.

    Chapeau en tout cas !

  8. by Fred (collègue de Thomas)

    Bravo à toi pour cette course et ce récit fort en émotions. Finir est déjà une performance hors du commun, qui nécessite une force mentale exceptionnelle. Et bravo bien sûr aussi à ceux qui t’ont donné la force de t’accrocher.

    Merci aussi pour cette réflexion de fin de récit, qui montre à quel point le physique n’est qu’un aspect, qu’une facette de ce sport. Les tripes, la hargne, la détermination s’entraînent autant que les ischios, les quadris et les abdos !

    Au plaisir de lire ton prochain récit

  9. Très intéressant ton CR, je me retrouve dans ton analyse mais malheureusement je n’ai pas rencontré la résilience, probablement bien caché derrière le bus qui m’a ramené à Chamonix …

    Encore bravo quand même et à l’année prochaine ;-) !

  10. by claire (copine de Sarah et Thomas)

    Je suis toujours avec émotion tes récits. Encore bravo et je suis sûre que l’an prochain tu seras affuté comme jamais.
    Il est clair que le cerveau peut nous jouer des tours et heureusement qu’il y a des personnes comme ton frère pour le remettre en place et terminer ce pourquoi on s’est préparé.

  11. by monik

    Merci Benjamin, pour ce récit intérieur de la course.
    semi-échec, semi-victoire… mouais… Je retiens que ce que tu as fait est formidable ! Dans ta catégorie, tu es arrivé 16e. C’est une superbe aventure. Tu écris « Clairement, les mecs aux avants postes savent se faire plus mal que moi ». Quel est l’intérêt de se faire plus mal ?… Et de se faire mal tout court ?…
    Vous êtes toujours tous les deux les bienvenus pour une cure de sommeil et de promenade à l’île d’Yeu. Bises, :)mk

  12. by Colucci

    Magnifique récit Benj !
    Tu fais partie de mes idoles du trail au niveau des Jornet ou F D’Haene.
    J’ai encore du mal à me dire que le Benjamin connu à l’école est celui qui fini sur une « semi victoire » en 28eme position à l’UTMB.
    Je serai ravis de pouvoir un jour t’accompagner sur un entraînement mais je doute de pouvoir te suivre !
    A+
    JC

  13. by Cyril

    Super récit, belle course et belle analyse. Ce que tu as accompli est juste formidable et je me doute qu’il doit y avoir un paquet d’heures à en chier à l’entrainement sous tout les temps avant d’arriver à ce niveau de performance ! (et je parle pas de lever de coude…).
    C’est marrant j’arrive pas à me faire à l’idée que l’auteur de ce récit est le même bonhomme que j’ai encouragé y a longtemps sur la 6000D et qui à 2 bornes de l’arrivée braillait « plus jamais ! » (enfin c’était moins poli mais c’était l’idée :) ).
    Encore bravo Champion. T’es inspirant !

  14. by Yves SULPICE

    Bonjour Benjamin,
    je te remercie d’avoir pris le temps de préparer ce compte rendu absolument passionnant à lire. Tu nous fais ainsi partager ton effort et tes souffrances du moment. En terminant cette très longue course si éprouvante après avoir failli abandonner, tu as réussi à aller au bout de ton objectif et cela c’est admirable. Tu as fait l’expérience de la résilience et cela te sera un véritable atout dans tes prochaines courses.
    Merci de m’avoir permis de lire le récit de ton exploit.
    A bientôt
    Yves

    • by mamoune

      Récit passionnant et instructif, drôle en plus, qui conforte mon admiration pour le compagnon d’Anne. Ma fille a choisi celui qui va au bout de ses rêves. Certains « plantent » la Defense pour une île vendéenne, d’autres scrutent le ciel ou le Grand Bleu… Le bonheur est partout,dans l’inépuisable imagination de nos rêves !
      Mam

  15. by Virginie

    On a bien pensé à toi et suivi ton avancée le jour J, mais je n’avais pas encore pris le temps de lire ton incroyable récit. Et quel récit ! Bravo au trailer et bravo à l’écrivain ; j’ai versé ma petite larme avant la fin.
    Te frotter à l’élite des coureurs ne doit pas te faire oublier que ce que tu as fait reste « hors norme » pour le commun des mortels ;-) Alors encore bravo !
    Et à un de ces quatre

  16. by Christo

    Hello,
    Tu ne me connais pas, pour cause, je suis tombé sur ton site en fouillant la toile à la recherche d’infos pour mon voyage à vélo. Passelegrandplateau est maintenant dans mes favoris depuis 1 années environ et m’a littéralement fais rêvé en lisant les récits du Pamir et autres pays à l’Est (j’ai suivis vos trace cette année, merci!), et tu continues à me faire rêver par tes récits de courses de montagnes qui me donnent envie de suivre également tes traces sur les sentiers alpins.
    Bravo et felicitation pour cette perf et peut-être qu’on se verra une fois sur une ligne de départ!
    Et un grand merci de partager ces émotions!
    Bye, Christo

  17. by Eagle

    so here, so for yet another year we are like that old commercial … “Any day now … Any day now !!!”As far as corruption is concerned, I was speaking of the national impression of &#22J0;2oisey≵ which has been a mainstay … and for anyone who has travelled this great country and identified themselves as a Rutger’s alum, they understand what I’m talking about … Best Wishes for a Happy New Year to All !!!

  18. by Chris Malardé

    Bonjour Benjamin

    Cela fait deux semaines que je cherche à savoir quel était le nom du mec qui m’accrochait de manière aussi efficace en Ubaye et surtout qui m’a posé sèchement avant le chapeau de Gendarmes. J’ai fait mon enquête et ouahh, je suis tombé sur un site d’une qualité rare que je vais m’empresser d’explorer… Merci aussi pour ce CR UTMB. çà va me servir pour mon bizutage 100 miles dans 2 semaines. On devrait se croiser… Je te souhaite une bonne fin de prépa et merci. A très vite Chris Malardé

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